Afghanistan : Le Minaret et vestiges archéologiques de Djam

Dans cet article, nous parlerons de Minaret de Djam de l’Afghanistan, qui est une véritable des vestiges archéologiques et patrimoine du pays.

Le minaret de Djâm  se trouvent en Afghanistan, dans le district de Shahrak, dans la province de Ghor, le long du fleuve Hari Rud.

Le Minaret de Djam est construit en briques dans la procince de Ghor, Afghanistan. Il est construit dans une vallée au bord de fleuve hari Rud (l’une des grandes fleuves de l’Afghanistan).

La Hauteur de Minaret de Djam est 65 mètres. Il est une construction gracieuse et élancée datant de la fin du xiie siècle ou du début du xiiie siècle. La construction n’est redécouverte qu’à la fin du xixe siècle. Depuis 2002, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial et sur la liste du patrimoine mondial en péril. Je vous partage une vidéo qui représente, comment peut-on y se rendre, ainsi que d’autre information.

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Pendant des siècles, le minaret était oublié du monde extérieur jusqu’à sa redécouverte en 1855 selon Dupagne par Holdich. Il travaillait pour la commission des frontières afghanes. Par la suite, certains visiteurs ou archéologues croyaient que la tour faisait partie d’une mosquée et l’a appelée « Jam minaret ». D’autres ont affirmé que DJÂM était un ancien site islamique sacré et que le monument était « un tour de la Victoire » isolée, élevée par les Ghorides pour marquer la conversion à l’islam d’un lieu reculé et sacré du paganisme.

En 1957, les travaux dAndré Maricq et Gaston Wiet démontrèrent que ce minaret avait été édifié sur le lieu de la probable capitale de l’empire ghoride, Firûzkoh (Montagne de Turquoise). Dans les années 1970, Herberg conduisit des études sur le site, avant que l’invasion soviétique de 1979 et la guerre civile ne coupent pratiquement cette région du monde. L’érosion naturelle, doublée par les crues du Hari Rod, contribuaient à la dégradation du minaret qui menaçait même de s’écrouler.

D’autre part, avant le passage de Rory Stewart, les habitants des villages alentour s’étaient livrés à des fouilles clandestines3, puis en 20054 tout autour du minaret et sur le versant montagneux lui faisant face, rapportant de multiples objets d’une grande beauté : marbre gravé de frises florales, aiguière en terre cuite recouverte d’un vigoureux motif de vagues et d’yeux de poisson, pièces d’échec magnifiquement sculptées dans de l’ivoire, porte en bois sculptée avec des tigres et des scènes de chasse, porcelaines importées de Chine, pièces de monnaie représentant des adorateurs zoroastriens du feu… La plupart de ces trésors artistiques issus de ces pillages étaient, depuis la chute des talibans, en route pour les marchés européens, américains ou japonais.

Sur la colline de Kushkak, entre le village et le minaret, on a découvert en 1962 des inscriptions en hébreu datées entre 1153 et 12035.

Le chroniqueur Juzjani, qui connut la cité du temps de sa splendeur, écrit que sa mosquée du Vendredi était remplie d’un trésor indien, butin du pillage de Delhi, et que sur « le palais-forteresse [étaient] placés cinq pinacles incrustés d’or, ainsi que deux humas (oiseaux fabuleux en langue persane) en Or, chacun de la taille d’un chameau. » Selon les habitants actuels, ces humas en bronze plaqué Or ont été fondus au xive siècle pour le célèbre chaudron de la mosquée d’Hérat.

Son inscription sur les listes du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril date de 2002. L’architecture et la décoration novatrices du minaret de Djâm ont joué un rôle significatif dans le développement des arts et de l’architecture du sous-continent indien et au-delà. Le minaret et ses vestiges archéologiques associés constituent un témoignage exceptionnel de la puissance et de la qualité de la civilisation ghoride qui domina cette région aux xiie et xiiie siècles.

Source : Wikipedia

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